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MCEE : Mouloudia El-Eulmadimanche 17 décembre 2006, par K.K Toutes les versions de cet article :
Histoire : La défense St-Arnaudienne (DSA) a été la première équipe créée par les Européens et qui a eu l’honneur de représenter les Hauts Plateaux Sétifiens en Division d’Honneur de l’Est Algérien. La DSA, constituée en majorité des joueurs européens et de quelques licenciés musulmans dont de jeunes Sétifiens d’une valeur certaine, jouant dans la catégorie juniors, tels que les DJELILI, BOUKHRISSA, HABBECHE et LARIBI. Ces mêmes joueurs ont été les formés de l’USFMS de Sétif où le jeune SAHRAOUI Mohamed dit ZERARI (issu d’El-Eulma) a été leur gloire après une année passée au Mouloudia d’Alger (MCA). A partir de 1942, une seconde formation appelée l’Olympique Musulmane de St Arnaud (OMSA) a été créée par des activistes à savoir les FADLI.S, GUESSAB.K, HABBICHE.H, LAKHAL.H, MEKIDECHE A, BAHLOULI Bahi, SALEM.B, DJILANI.A, MAOUCHE.M, LAIFA.A et BELFADEL.B. Sous la couverture du nationalisme (MTLD et UDMA), ils ont associé leurs efforts militantistes pour lui donner une union dite des Musulmans et les couleurs du futur emblème national (vert et rouge) lequel a été honorablement défendu, du fait que l’équipe évoluait en 1ère Division et son effectif animé par des joueurs talentueux, notamment les frères BOUCIF, HAMDI, DJEMILI, les frères BOUANANE, LOGBI et BELFADEL. Tout ce lot de joueurs a donné au football sa dimension voulue et sa verve. En 1948, une troisième équipe, le Widad de St Arnaud (WSA) a vu le jour, grâce à des opposants dirigeants et joueurs (MTLD) insatisfaits de l’élection du comité de l’OMSA présidé par M.ZAABOUB Saadi et ce, après une houleuse assemblée générale. Au début de l’année 1950, le slogan de l’union, lancé par les nationalistes (UDMA et MTLD), les deux clubs l’OMSA et le Widad firent fusion pour former une seule équipe, le MCSA, en vue de sauvegarder l’intérêt nationaliste et contrarier la DSA. Le Mouloudia Club de St Arnaud (MCSA), issu de la fusion, est devenu l’héritier de ses devancières (OMSA et Widad) à la suite d’un compromis concrétisé par un comité des sages composé de HABBICHE El-Hadj, SALEM Belgacem et LAKHAL Amor. L’opération d’unification a permis au Mouloudia, la préservation de l’agrément qui lui donnerait le droit de jouer en 1ère Division, de maintenir le comité issu des deux tendances politiques et de donner la réplique politique nationaliste d’une association à caractère sportif. Ce fut l’épanouissement de cette génération avec les MEKIDECHE.L, LOUCIF.L, BOUANANE Ali, HABBICHE.L, GUESSAB Tahar, BOUDJRI.T, KARS.A, GUEDJ.R, HARCHE.A et GUENOUD.A, sous la conduite de l’entraineur ANANI Abdeslem. Ils ont tous fait une bonne impression et ce, malgré le manque de moyens matériels et financiers. Le recours au porte-à-porte était indispensable pour la collecte d’argent afin de subventionner les déplacements de l’équipe et l’achat des équipements. En ce qui concerne la restauration, les intéressés se contentent de repas dans les gargotes ou d’un sandwich pour calmer leur faim. Un cinquième club a fait son apparition, parallèlement au MCSA. Il s’agit de l’Union de St Arnaud (USA) au lieu et place de la DSA, à la suite du changement de son sigle. Les instigateurs sont les YACHIR, DIGUECHE.S , ZAABOUB Said, BOUANANE.B et les administrés de la commune et ce, pour contrebalancer l’enjeu de leurs antagonistes. Après un trés court parcours en division inférieure, l’USA a rejoint la 1ère Division et ce, grâce à une pléiade de joueurs notamment les frères BOUANANE, LOGBI.B, HADJ-SAHRAOUI Messaoud, SABRI.S, BELLOUEL L, MEZIANE-CHERIF.R, BOUGUERCHE.M, ROUAI.A, BOULAOUA.A, GABI Sarraf et les frères MAZIA. En dépit de la qualité de ses joueurs, l’USA a fait appel à SAHRAOUI Mohamed dit ZERARI, un St-Arnaudien, plusieurs fois sélectionné (Est-Algérien) et licencié à l’USFMS pour le renforcement de son staff technique (joueur-entraîneur). Les deux formations se sont rencontrées dans plusieurs derbys où elles se sont neutralisées par des résultats nuls, bien que l’adversaire (USA) était redoutable, à l’image de SABRI Salah (N°9), du gardien de but BELOUEL Laid et SAHRAOUI Mohamed dit ZERARI capitaine de l’équipe. En 1954, l’état de siège a été décrété par l’administration coloniale à la suite du soulèvement populaire (insurrection), les associations sportives et culturelles ont été contraintes de suspendre toutes leurs manifestations. De ce fait, la plupart des joueurs et dirigeants du Mouloudia (MCSA) ont émigré à la suite des interpellations répétées de la police (PRJ) et des représailles des colons en raison de leurs adhésions aux partis politiques nationalistes. Durant l’année 1959, un groupe de jeunes, sous la conduite de feu KACIMI Abdallah, a crée l’Etoile Filante de St Arnaud (EFSA) sans que celle-ci ne soit engagée officiellement. Elle organisait uniquement des rencontres amicales avec les équipes militaires de l’armée coloniale, stationnées à St Arnaud. En 1960, un autre club a repris le relais de l’EFSA. Il s’agit du Rapid Club de St Arnaud (RCSA), créé après un accord préalable de l’organisation du FLN, obtenu par les fondateurs, en l’occurrence RAGUEB Messaoud, HADJ-SAHRAOUI Messaoud, CHENANE .D, GUENOUD.H, ATALLAH Rabah et LAIFA Tayeb. Le RCSA, une formation qui alignait dans ses rangs des joueurs de qualité à l’image de BELHADJ.L, RAHMOUNE.L, KHARCHI.A, HAMDI.S, MEKIDECHE.L, (joueur- entraîneur), KACIMI Kamal, KACIMI Djamal, TABBICHE.S, HABBICHE.M, HABBICHE.A et HADDEF.A a été, officiellement, engagé dans le groupe du Championnat départemental (Wilaya) rivalisant avec l’Entente de Sétif des KOUSSIM, MATTEM, LAYASSE, KEMICHA et FERCHICHI. Après l’indépendance, la saison 1962/1963 a vu le premier Championnat officiel de l’Algérie (pré-Honneur) aménagé uniquement par des clubs d’avant-guerre : l’Entente de Sétif a été la seule équipe à être admise, exceptionnellement, dans le groupe, suite à son parcours admirable d’avant l’indépendance. La première formation de l’équipe a été formée par une majorité d’anciens joueurs, tels que les LOUCIF.L, HABBICHE.L, MEZIANE-CHERIF.R, SARROUB.D, OULMI.A, GUENOUD.H, BELHADJ.L, KHARCHI.A, RAHMOUNE.L, MEKIDECHE.S, MEKIDECHE.L. Son premier match de la saison l’a opposé, en pré-Honneur, à l’Entente de Sétif et remporté par le MCSA par la marque de 2-0. Lors des saisons 1962/63 et 1963/64 en division pré-Honneur, puis Régionale 1965/66 et 1966/67 avec des clubs aguerris à savoir : ESS, USMS, CSC, MOC et la JSD, le MCSA a réalisé un bon parcours et s’est contenté de la quatrième place dans le classement du groupe. A la fin de la saison 1966/67, le club a été sauvé par une admirable prestation de ses juniors et ce, par leur qualification à la finale de la Coupe d’Algérie, face au MSPBatna où la victoire fut Aurasienne. La venue d’Amar ROUAI, ex-professionnel et international de l’équipe du FLN dans l’effectif du Mouloudia, au cours de la période 1968/69 en qualité de joueur-entraîneur, n’a pas suffit à faire progresser le rendement de l’équipe qui s’est classée au milieu du tableau. Lors des saisons 1972/73 et 1973/74, le MCEE a raté son accession en Nationale I au profit de la JSD et de l’ASAM, malgré l’apport appréciable des jeunes joueurs issus de la formation qui a participé à la finale de la Coupe d’Algérie juniors, notamment les HEDNA, ZENDIK.E, BOURDINE.L, HABBICHE.S, HADDAD.M, HAIDER.B, secondés par des anciens tels que KHARCHI.A, BELHADJ.L, Sid.A et autres. Durant les années 80 et 90, une autre génération de dirigeants et joueurs ont pris le relais, mais le manque de moyens matériels et surtout financiers furent les grands obstacles et le club dut se contenter, uniquement, de jouer des rôles secondaires dans le championnat. Les notables de la ville, en l’occurence les ZEGHAR.M, ZIAD.M, MEZIANE-CHERIF.A, BEKKA.A et BELFADEL.B ont souvent assuré les besoins de l’équipe par des apports matériels, notamment la donation du club d’un car de transport, d’équipements sportifs et l’extension du stade de 5.000 à 15.000 places. L’application du statut du professionnalisme, la prise en charge financière par la commune et la réalisation du complexe sportif (15.000 places) ont permis à El-Eulma de renforcer son potentiel de joueurs par le recrutement et trouver sa place dans le contexte national. Ceci dit, la belle performance réalisée durant cette saison 2003/04 et son classement à la troisième place, a, non seulement assuré le maintien en Division Nationale 2, mais un espoir s’est dégagé pour prétendre un meilleur rendement de l’équipe à l’avenir. Un appel est lancé aux joueurs, dirigeants, entraîneurs et supporters qui ont porté dans leur coeur ce grand club, afin d’unir leurs efforts pour que le football reste une passion, une éducation sportive et un plaisir. Club : Babia est un club ambitieux possédant beaucoup de joueurs du cru mais aussi d’autres venant de différentes cieux créant une amalgame réussie à plus d’un titre. Tous sont là pour accomplir leurs objectifs personnels. L’objectif principal c’est de faire acceder le club en Nationale Une. C’est le rêve de toute une ville voir de toute une région. Beni-Azziz, Guelt-Zerga, Bazer Sakhra, Ras-El-Ma, Bir-Laarech et tous les villages et douars avoisinants ont toujours rêvé eux aussi de voir l’équipe de leur commune en division supérieur. Tous rêvent, depuis la création du club, de voir un jour de grandes équipes comme la JSK, le MCA, le MCO ou le CRB fouler le terrain du stade municipal. A la tête du Mouloudia actuel se trouve le trés ambitieux jeune président CHEBEL Toufik. Ancien sportif (international au saut en hauteur mais aussi basketeur), Toufik a su donner un nouveau souffle à l’équipe depuis a nomination à sa tête en 2003. Une seule année de travail et déja l’accession en super D II. Logique avec lui même et ne sur-estimant jamais les moyens en sa possession, il fait avec ce qu’il a et cela donne des résultats. Sa devise c’est travailler avec "les hommes qu’il faut à la place qu’il faut". Il ne se prend pas pour le seul patron comme le font la plupart des présidents des autres clubs. La clé de sa réussite c’est le travail de groupe. Il laisse chacun faire son boulot sans s’immiscer dans ses affaires. Quand il vient au stade, il le fait en incognito pour ne pas déranger le travail du groupe. Le choix des joueurs, il le laisse à l’entraineur. Ah si tous les présidents étaient comme lui ! Notre football n’en serait pas là où il est.
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