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Ferradji : « Nous allons nous battre comme des lions »samedi 12 avril 2008, par Rédaction Toutes les versions de cet article :
Comment est l’ambiance du groupe au Caire ? Dieu merci, tout va pour le mieux. On aurait souhaité faire ce voyage au Caire dans de meilleures conditions, je veux dire avec la qualification contre Khourigba en poche, malheureusement la chance nous a manqué dans l’épreuve des tirs au but. Je crois qu’on s’était fait éliminer au Maroc, pas à Sétif, car revenir au score après deux buts encaissés à Khouribga n’était pas aisé. Cela dit, la leçon a été retenue et aujourd’hui aucun joueur ne tient à subir le même sort au Caire. Vous aviez joué votre premier match devant le public sétifien. Qu’avez-vous ressenti ce jour-là ? C’est vrai, j’avais joué à Sétif contre l’Ansim de Mauritanie, mais le stade était vide en raison du boycot imposé par les supporters. J’avais également joué au 8-Mai-45 contre l’ESS, lorsque je jouais pour l’USMA et l’OMR. C’est un grand honneur de jouer pour l’Entente et devant un tel public. Une ambiance pareille, on ne la retrouve que chez les Sétifiens. C’est tout simplement phénoménal. Malheureusement, la fête n’a pas été totale, en raison de cette élimination. Le public vous a applaudi malgré l’élimination… C’est un geste que tous les joueurs ont apprécié. Franchement, j’ai été agréablement surpris par la réaction du public. C’est très honorable de leur part. C’est comme ça qu’on reconnaît la qualité d’un public. Ils ont réagi comme les supporters anglais, de manière très sportive et fair-play. Cela nous a touchés au point et on donnera tout dans cette rencontre face aux Egyptiens pour leur rendre le sourire. On leur promet de nous battre comme des lions pour eux. Permettez-moi de profiter de cette occasion pour les remercier de tout mon cœur. C’est une manière de vous responsabiliser pour la suite des épreuves aussi, non ? Il n’y a aucun doute et leur message est bien passé. Nous en sommes conscients et personne ne pense s’arrêter à deux matches du sacre. Nous ferons tout pour gagner cette coupe. Avez-vous des renseignements précis sur la forme actuelle de votre adversaire ? Pas trop. Personnellement, je ne les ai vu jouer qu’une seule fois en Syrie, lorsqu’ils avaient affronté l’équipe de Taliaâ. Ce jour-là, nous avions joué contre Al Majd de Syrie. Je ne les avais pas trouvés très forts, mais c’est un groupe qui fonctionne assez bien. S’ils sont en demi-finale, ce n’est pas par hasard. Nous avons l’avantage de jouer le match retour à Sétif, ce qui n’est pas rien. Il faut quand même prendre au sérieux le match de mardi pour espérer assurer l’essentiel au Caire. Les statistiques montrent que votre adversaire est plus à l’aise à l’extérieur qu’à domicile. Qu’en pensez-vous ? C’est ce qu’on a remarqué, en effet. J’espère qu’ils seront encore mauvais chez eux. Pour notre part, cela nous arrange bien car à Sétif, on ne peut plus se permettre de rater une rencontre. Comment vivez-vous la rivalité qui vous oppose à Hadjaoui ? Je n’ai de problème relationnel avec personne à l’Entente. Je vous assure que je m’entends avec tout le monde, notamment avec Hadjaoui que je considère comme un frère. Si le coach me demande de rester sur le banc, je le ferai sans rechigner. Le plus important, ce n’est pas qui sera titulaire, mais comment qualifier l’Entente. Entretien réalisé par S. B./ Le Buteur |